Nous proposons ici un article paru dans le site de l'école de Trescléoux
http://www.ec-trescleoux.ac-aix-marseille.fr/webphp/

Témoignage
Voici un témoignage d'Arlette Bonnardel fille de Paul et de Jane Bonnardel, le célèbre couple d'instititueurs qui ont enseigné à l'école de Trescléoux durant vingt-cinq ans, de 1934 à janvier 1959. Elle raconte par l'intermédiare d'un courriel adressé à la classeÉ
Arlette en 1947
Bonjour à tous, à votre maître et tous les élèves de l'école de Trescléoux.
 
Merci d'avoir répondu au message que j'ai déposé le 2 février sur votre livre d'or et avant même de vous donner des informations sur les documents que je vous adresse ce jour, je réponds à la question de Raphäel votre maître. Mes parents ont enseigné à Trescléoux de 1934 au début janvier 1959, date à laquelle mon père Paul Bonnardel est décédé (c'était la dernière fête de Noël donnée conjointement avec ma mère Jane dans ce que l'on nommait la mairie). Fût nommé à la mort de mon père un jeune normalien M. Bès.
 
1963 prise de retraite pour ma mère, décédée en 2002. Il n'y a eu qu'une seule classe dès la retraite de Mme Bonnardel conduite par Mme Clavel de Vaucluse.
 
Je vous adresse, numérisé un des « Echos de la Blaisance » de Février 1947 (il y a 60 ans de cela !) journal que nous éditions à la presse (caractère par caractère tous à notre disposition dans le casier d'imprimerie avec des illustrations faites à la gouge sur les linogravures d'accompagnement). Mes parents très attentifs à l'évolution de la pédagogie sont partis en 1939 pendant leur temps de « vacances », laissant leurs deux petits garçons à la garde de leur grand-mère à Veynes et, couchant sous les Pins parasols près de l'école de Célestin Freinet à Vence par manque de moyens pour dormir à l'hôtel, se sont formés à cette pratique innovante pour la réinvestir à Trescléoux. C'est avec leurs économies personnelles qu'ils ont acheté «l'imprimerie» et que nous avons ainsi pu pratiquer l'imprimerie à l'école.
 
Il n'y a jamais eu de «machine» à écrire au sens où l'entendent certains élèves, c'eût été d'un modernisme qui n'était pas de mise à l'époque et peu éducatif car composer un texte pour la «presse» signifiait qu'il fallait imaginer le texte fini donc maîtriser les notions de symètrie (nous nous aidions de miroir pour voir si le texte se lirait de gauche à droite et sans inversion de caractère dans le «composteur») de creux et de plein pour les linogravures sur lesquelles il fallait passer le rouleau à encre avant d'imprimer feuille à feuille !
 
Je ne vais pas plus longtemps vous importuner avec cette technique d'impression qui peut, pour certains, vous paraître difficile à comprendre mais vous pouvez sur internet trouver tout ce que furent les techniques d'impression avant même de pratiquer désormais avec facilité le clavier de votre ordinateur avec sortie des documents sur imprimante.
 
Je vous adresse la photo de la classe dite «d'autrefois» avec le nom de chacun des élèves de façon à ce que ceux qui sont actuellement en classe reconnaissent peut-être des membres de leur famille. J'ai fait fonctionner la mémoire de la petite fille de 5 ans et quelques mois que j'étais à l'époqueÉ
 
ecole 1947 noms.jpg
 
Si ce courriel fourni en documents vous intéresse je pourrai vous adresser le journal de Mars 1947 et d'autres au fil de l'avancement de votre scolarité de 2006 !
 
J'espère que vous avez mis à profit vos vacances d'hiver pour travailler avec énergie et joie dans les mois qui arrivent dans cette école qui, avec la technologie d'aujourd'hui, me fait fortement penser à celle que j'ai vécue dans mon enfance à Trescléoux. Je suis à votre disposition pour toute question que vous désireriez me poserÉ
 
Je vous dis au plaisir de vous lire par écran interposé et travaillez bien.
Arlette
 

documents datant de février 1947
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documents datant de mars 1947
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